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Publié le 4 Décembre 2018 09:35

Dès 2014, le gouvernement chinois avait annoncé son intention d’attribuer une note sociale (Social Credit System) à chacun de ses citoyens et, si ce système de notation est déjà expérimenté dans une douzaine de villes avec l’objectif d’un système complètement opérationnel et obligatoire partout en Chine en 2020, certaines villes sont déjà en train de le peaufiner en y agrégeant toujours plus de datas et en renforçant le principe de punitions/récompenses sur lequel il repose.

C’est le cas de Beijing où tous les services de la ville centralisent l’ensemble des données d’un individu pour tout savoir de lui et pouvoir lui attribuer une note tenant compte de nombreux paramètres : ses revenus, ses crédits, ses achats, sa gestion financière, son casier judiciaire, ses opinions politiques, son comportement mais aussi son intégrité, sa fiabilité ainsi que son efficacité au travail. Ces informations sont d’ordre administratives, fiscales, légales mais se recoupent aussi avec les data des géants du web tels que Alibaba, Tencent, Baidu ou Baihe, ainsi qu’au dispositif hors norme de près de 600 millions de caméras dotées de reconnaissance faciale que la Chine compte implanter sur l’ensemble de son territoire, scrutant ainsi chaque faits et gestes de ses citoyens pour les implémenter dans leur note.

La note est attribuée à chaque citoyen à compter de ses 18 ans et ce jusqu’à la fin de sa vie. Tout comportement jugé comme étant incorrect ou incivile : être ivre, grossier, mal garer son vélo, traverser la route quand le feu est rouge, publier un article contestataire sur les réseaux sociaux, fumer dans un espace public, être ami(e) avec un citoyen mal noté, acheter des produits non fabriqués en Chine, tout cela pourrait contribuer à faire baisser la note.

En fonction de leur note, les citoyens peuvent se voir accepter ou refuser un crédit, un emploi, un voyage, une carte de crédit, mais aussi un logement social, des soins médicaux ou l’inscription de leurs enfants dans certaines écoles. Les mieux notés auront accès à des services sociaux de type premium tandis que les autres se verront refuser certains services publics.

11 millions de trajets aériens ont par exemple déjà été refusés depuis mai 2018 à des citoyens qui présentaient une notre trop faible.

A ce jeu qui n’en n’est pas un de distribuer des bons et des mauvais points, on peut se demander quelle serait notre note et ce que l’on pourrait être prêt à faire pour ne jamais faire partie de la liste noire des mal notés.




  
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