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Publié le 12 Février 2019 17:05

Alzheimer, dépression, cancer du côlon, à prioiri pas de point commun si ce n’est la convergence de nouvelles théories scientifiques qui pointent une cause bactérienne.

En ce qui concerne la maladie d’Alzheimer, ce sont des chercheurs internationaux mandatés par Cortexyme, un laboratoire pharmaceutique californien spécialisé dans la lutte contre Alzheimer, qui met en évidence la piste bactérienne et plus particulièrement la Porphyromonas gingivalis, une bactérie responsable de certaines inflammations des gencives (gingivite ou parodontie) entraînant une production accrue de bêta-amyloïde, qui serait caractéristique de la maladie d'Alzheimer. Les chercheurs ont également démontré la présence de peptidases neurotoxiques, responsables de la destruction de la protéine tau, qui contribue normalement au bon fonctionnement neuronal. La bactérie libérerait donc des protéines toxiques, que l'on retrouve justement dans le cerveau des patients atteints de la maladie d'Alzheimer.

D’autres scientifiques du centre national de gériatrie et gérontologie au Japon viennent de mettre en évidence une corrélation entre les maladies mentales comme la démence et le microbiote intestinal. « Bien que ce soit une étude observationnelle et que nous ayons évalué un petit nombre de patients, le ratio est élevé, ce qui suggère que les bactéries intestinales pourraient être une cible pour la prévention de la démence », déclare Naoki Saji, principal responsable de cette recherche.

Des chercheurs du Joslin Diabetes Center ont également fait le lien entre le microbiote intestinal et des troubles psychiatriques comme l’anxiété et la dépression.

En ce qui concerne le cancer colorectal, deux équipes américaines viennent de démontrer qu’une bactérie retrouvée fréquemment chez les patients souffrant d’un cancer du côlon pourrait jouer un rôle déterminant dans son développement. Il s’agit de la Fusobacterium nucleatum, elle aussi pathogène bien connu dans la bouche et responsable d’inflammation et de parodontites.

« Ces résultats sont fort convaincants, précise le Pr Pierre Laurent-Puig, directeur du site de recherche intégrée en cancérologie «CARPEM» à l'hôpital Georges Pompidou de Paris. Ils laissent penser que la bactérie pourrait favoriser la carcinogenèse au travers d'une inflammation chronique et en agissant sur certaines cellules ayant déjà subi des altérations génétiques.»




  
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